dossier La chambre Noire

« Ah ! dis-donc ! que je me répétais tout le temps. Ah ! dis donc !... »
(L.F. Céline « Voyage au bout de la nuit »)
 
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En février 2003 j’ai reçu comme reliquat de l’héritage de mon père, Pierre Olry, un coffre rustique fabriqué au Liban.
Lorsque je l’ouvris, je découvris que ce meuble contenait les archives personnelles que mon grand-père, le colonel Gaston Olry, y avait rangées avant de mourir.

Les semaines suivantes, je me suis plongé dans ces documents afin de connaître cet inconnu mort dix ans avant ma naissance. Je dénichai alors un fin dossier bleu datant de la période de l’occupation, contenant un secret que mon père n’avait jamais voulu partager avec nous. Je découvris à sa lecture que ces deux hommes vivant sous le même toit s’étaient engagés dans des camps opposés.

Je mesurai la complexité des relations que mon père avait entretenues avec son propre père. Je compris aussi le silence qu’il avait gardé à ce sujet.
Mon père, Pierre Olry, n’est plus là pour répondre à mes questions. J’exhumai cependant d’un carton les documents concernant ses activités durant l’occupation. L’enquête se poursuivait.

Je cherchai le fin mot de l’histoire me reliant à mon grand- père et à mon père dans les dossiers scolaires, médicaux et militaires me concernant moi. Je ne souhaitais pas tant y trouver la résolution d’une énigme, (l’histoire que je raconte ici n’a rien de romanesque) que l’extrémité de ce lien tendu de 1876 à aujourd’hui, entre ces deux hommes dont je porte les prénoms (je m’appelle Stéphane Gaston Pierre Olry) et moi.

« La chambre noire» est le récit déroulant ce fil d’Ariane.

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