Une mariée à Dijon : dossier (version Scène Thélème)

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Une mariée à Dijon

d’après les textes de
Mary Frances Kennedy Fisher

Le récit de la rencontre d’un serveur avec une jeune américaine à Dijon dans les années vingt.
La narratrice est accompagnée par les improvisations d’un violoncelliste .

mise en scène de Stéphane Olry
récit dit par Corine Miret
improvisation au violoncelle de Didier Petit

Une rencontre

aux trois faisans 1 light 
Carte postale du restaurant Les Trois Faisans où se déroule le récit                                                               

« C’est là-bas, je le comprends seulement aujourd’hui, que j’ai commencé à mûrir, à étudier, à faire l’amour, à manger et à boire, bref à être moi-même plutôt que celle qu’on s’attendait à me voir être. C’est là-bas que j’ai appris qu’il est bienheureux de recevoir, appris aussi que tout être humain, si vil soit-il, mérite d’être pour moi un objet de respect et même d’envie, car il sait quelque chose que je ne serai peut-être jamais assez vieille pour savoir, ni assez sage, ni assez bonne, ni assez tendre. »
M.F.K. Fisher, Une mariée à Dijon

Créer un spectacle à partir du texte littéraire, ce n’est pas dans les habitudes de La Revue Éclair. Pourquoi avoir fait cette exception avec Une Mariée à Dijon ?
Peut-être est-ce parce que Mary Frances Kennedy Fisher a écrit des textes que je serais bien heureux d’avoir moi-même écrits ; ou plus probablement parce que les expériences qu’elle raconte, nous aurions tous bien aimé les avoir partagées ; et certainement parce que porter ce récit-là dans un restaurant c’est une manière de les vivre ensemble au quotidien.

C’est l’histoire d’une rencontre. Celle de l’auteure américaine M.F.K. Fisher (1908-1992) avec le vieux Charles, serveur au restaurant Les Trois Faisans à Dijon en 1929.
Pour leur premier dîner de novices de la gastronomie française, la narratrice et son jeune mari Al Fisher, sont pris en main, guidés, aidés, conseillés, par le vieux Charles qui, avec délicatesse, les fait entrer dans ce monde que la narratrice explorera ensuite sa vie durant.
Six ans après ce premier dîner, séparée de son mari, mais en compagnie de son nouvel ami Chexbres, M.F.K. Fisher revient aux Trois Faisans. Elle veut faire partager son premier émerveillement à cet homme qu’elle aime.
Elle demande au patron, Monsieur Racouchot, d’être servie par le vieux Charles. Hélas, au début du repas Charles se révèle ne plus être le serveur parfait qu’il était. Sa main tremble, il renverse même du vin au grand mécontentement de la narratrice. Charles est devenu alcoolique. Il se reprend pourtant et parvient à servir un nouveau repas parfait aux deux convives.
Tandis qu’il les aide à enfiler leurs manteaux, Racouchot leur annonce que Charles a été très touché d’avoir été demandé, ce soir-là. En effet, il venait de donner le matin même son congé à Charles.
À la sortie du restaurant, la narratrice pleure dans les rues de Dijon.

L’histoire s’arrête là.

Stéphane Olry

 

Un écrivain
« Savez-vous, ajouta-t-il naïvement, que je n’avais encore jamais eu un menu écrit exprès pour moi ? J’en suis tout émoustillé. » Comme il l’avait sûrement espéré, ces propos eurent le don de me faire reprendre confiance. « Et ces fleurs, continua-t-il. J’ai déjà eu des fleurs à ma table, mais jamais je n’ai eu l’unique bouquet d’une salle où sont réunis tant de gens importants. » Nous contemplâmes d’un œil vague et bienveillant le petit bouquet un peu raide : quelques mimosas, un bouton de rose violacé et une petite branche de cyprès. »
M.F.K. Fisher, Serve It Forth (Le Fantôme de Brillat-Savarin)

Cette histoire, Mary Frances Kennedy Fisher l’a écrite en 1943 bien après sa séparation d’avec Al Fisher, qui probablement ne consomma que trop rarement son mariage avec sa jeune épouse qu’il emmenait à Dijon. Elle l’écrit juste après le suicide du second convive, Tim Parrish, à qui elle donne le pseudonyme de Chexbres.

Cette cruauté de sa vie, Mary Frances Kennedy Fisher ne l’évoque jamais dans ses textes. Elle écrivit toute sa vie sur la cuisine, ce monde heureux, brutal et subtil, trouble et raffiné. C’est au travers de ce prisme de la cuisine qu’elle nous livre sa vision du monde, ou plutôt son rapport au monde, un mélange d’ironie, de mélancolie, de tendresse et de réalisme. Son écriture fut saluée par le poète W.H. Auden, qui la qualifie de plus grande styliste de la langue américaine du XXe siècle.

La force de l’écriture de Mary Frances Kennedy Fisher, c’est d’abord de taire l’essentiel pour le laisser sentir à ses lecteurs, et aussi de savoir rendre compte de l’ambivalence des émotions. Ainsi la ville de Dijon dans les années 20 sous sa plume sent le pain d’épices le matin, mais elle y entend les mouvements étouffés des escargots qui agonisent dans les tonneaux où la logeuse les fait dégorger. La logeuse déborde d’une hospitalité gourmande, et son mari lit l’Action Française sous la lampe à suspension du salon.

Si M.F.K. Fisher semble suspendre son jugement, nous laisse imaginer ses sentiments lorsque pendant des heures elle attend dans une voiture garée dans la cour d’un vigneron que son jeune mari et son hôte aient fini leur dégustation de vin dans une cave interdite aux femmes, on sent qu’elle n’en pense pas moins et que c’est aussi pour elle l’occasion de bien d’autres observations et réflexions, dans cette cour de ferme.

La cuisine est son lieu de prédilection, sans doute parce que c’est à la fois le lieu de la cruauté : du massacre, du dépeçage, de la mortification, de la cuisson, de la macération, mais aussi du plaisir, et de la jouissance de la vie au travers de l’acte essentiel et quotidien de manger.

La cuisine et spécialement la gastronomie sont souvent des lieux de conservatisme, de tradition, d’élitisme et de différenciation sociale. Il n’en est rien pour M.F.K. Fisher, qui met en scène avec ironie son jeune couple d’américains, découvrant maladroitement le plaisir de la chair, le plaisir de l’amour et celui de la cuisine. Elle écrira, ensuite, Un loup à ma table, traité sur la cuisine en temps de pénurie, de dèche, de misère : elle ne s’intéresse donc pas aux restaurants comme des symboles du luxe et de la distinction. Celui de qui elle veut être digne du cadeau qu’il lui a fait, c’est Charles, le serveur. Nous ne saurons rien de lui, hors des heures où il servit M.F.K. Fisher au restaurant des Trois Faisans à Dijon, mais ces heures-là résument, en un prisme, toute la grandeur, la misère, l’admiration, l’amour, la déception, la tendresse qu’on peut éprouver dans une rencontre.

Les textes de M.F.K. Fisher rendent compte d’un rapport à la vie, tendre, digne, exigeant, amoureux, radical. C’est ce rapport à la vie et aux autres que je souhaite transmettre par ce spectacle.

 

Le spectacle
« Je ne sais plus au juste ce que nous avons mangé mais c’était sûrement la cuisine au vin riche et
relevée typique de la Bourgogne, avec ses nombreuses sauces brunes, ses viandes un peu faisandées,
 et pour conclure, je le subodore, un soufflé au kirsch et fruits confits ou quelque autre bagatelle impalpable.
Nous avons mangé avec lenteur, avec bonheur, sous l’œil vigilant du petit Charles et, grâce au vin, rien ne nous a paru lourd ou indigeste.
Quand nous sommes enfin rentrés chez nous, où nous devions pour la première fois faire tourner la clef dans la serrure de la petite porte et gravir l’escalier en zigzag jusqu’à nos deux pièces, peut-être notre démarche était-elle légèrement incertaine. Mais nous avions l’impression d’avoir voyagé jusqu’aux rivages les plus éloignés d’un autre monde. Le vent qui soufflait de ces terres nous avait grisés, ainsi que la certitude que ce monde était là, à notre portée, et nous attendait. »
M.F.K. Fisher, Une mariée à Dijon

J’ai découvert les textes de M.F.K. Fisher, il y a douze ans, alors que nous préparions, Clotilde Ramondou, Corine Miret et moi-même, un cycle de notre Salon de Lecture consacré aux savoir-vivre qui fut donné à La Grande Halle de la Villette.

Je m’étonne que depuis leur publication, nul ne se soit avisé de donner une adaptation de ses textes au théâtre.

Donc, quand Meggie Schneider, plasticienne berlinoise qui organise des dîners publics dans l’espace urbain m’a demandé de participer à une soirée qu’elle organisait dans le cadre de Lille 3000, je me suis souvenu des deux récits de M.F.K. Fisher sur le vieux Charles, ce serveur parfait du restaurant des Trois Faisans à Dijon.
J’ai proposé à Didier Petit, violoncelliste, improvisateur, d’accompagner la lecture de ces deux chapitres.

Ensuite, pour répondre à la demande de Johnny Lebigot – co-directeur de L’Échangeur, à Bagnolet – d’une création de La Revue Éclair en janvier 2014, il m’a semblé pertinent de donner une forme insolite à cette performance en mettant en scène le spectacle autour de sept tables de brasserie sur lesquelles étaient disposés des couverts disparates et des plats que nous cuisinions et que les spectateurs étaient invités à partager. Le dispositif du repas, comme le jeu dans lequel il implique les spectateurs, présentait le contrepoint du repas que le récit propose à l’imagination du spectateur.

Le spectacle a ainsi été repris à plusieurs reprises en province et à Paris.

Quand Jean-Marie Gurné, qui venait de créer La Scène Thélème nous a proposé de reprendre le spectacle dans son restaurant, il nous a paru pertinent de donner une forme simple à la mise en scène, en adéquation avec la sobriété du lieu de spectacle.

Une mariée à Dijon dans cette nouvelle version est une invitation à la rêverie et à la gastronomie. Cette rêverie est accompagnée au violoncelle par Didier Petit.

« (…) – Permettez-moi de vous aider à mettre votre foulard. C’était très triste… un excellent serveur,
 dans le temps, et toujours un courageux petit bonhomme… mais que voulez-vous ? Tout change. Tout passe. Bonsoir. Bonsoir, monsieur, et madame, et merci. Au revoir.
Espérons que ce n’est qu’un au revoir, lançai-je en m’éloignant avec Chexbres pour gagner l’obscurité du palier.
Qui sait ? » Il haussa les épaules et ferma la porte vitrée.
Sur le palier tout en longueur, une odeur de putréfaction était suspendue, vague et légère, dans l’air silencieux.

Les marches de l’escalier étaient hautes, le présentoir vitré ressemblait à un bloc de glace noire, et nous respirâmes plus librement en débouchant dans la cour.
Elle était baignée par le clair de lune. Les bacs des arbres étaient noirs,
et au bout du passage voûté, la tour du palais luisait et étincelait contre le ciel ténébreux.
Chexbres me prit doucement la main et m’indiqua les toits, avec leurs tuiles bourguignonnes, vidées de leurs couleurs à présent, mais formant des dessins qui se détachaient nettement. Je me mis à pleurer.
M.F.K. Fisher, Serve It Forth (Le Fantôme de Brillat-Savarin)

Revue de Presse 

Stéphane Olry a adapté et mis en scène un texte savoureux de Mary Fronces Kennedy Fisher « Une mariée à Dijon ». Magnifiquement interprété par Corine Miret et Didier Petit au violoncelle. A table !
En contrepoint, les irruptions bouillonnantes de Didier Petit qui tantôt caresse, tantôt malmène son violoncelle, ajoutent une dimension poético-musicale à l'ensemble.
En quittant la salle de spectacle, on est envahi par une sensation d'apaisement et de bien-être. Devant l'intelligence du propos, la richesse d'une écriture fine et raffinée dont la description par le menu de Dijon nous semble si proche, si intime et si désuète.
(Marie-Josée Sirach - L'Humanité)

Le spectacle dure à peine moins d'une heure. Mais c'est une heure de grâce.
(Didier Mereuze - La Croix)

Corine Miret, splendide autant que pudique dans une robe noire de dentelles légères des années vingt, est notre « Mariée à Dijon ». Elle égrène la douceur et la douleur d’une nostalgie féminine au gré du violoncelle de Didier Petit, avec une mélancolie qu’elle assume et dont elle s’amuse en même temps : « C’est là-bas, je le comprends seulement aujourd’hui, que j’ai commencé à mûrir, à étudier, à faire l’amour, à manger et à boire, bref à être moi-même plutôt que celle qu’on s’attendait à me voir être. »
Le spectacle conte cette initiation existentielle à travers l’art culinaire, les règles de la table et l’étiquette du service, à travers l’attention aux autres dont le modeste Charles qui se destinait déjà à la mort, sans qu’on le sache. Ce travail théâtral est un moment fort de belle justesse.(Véronique Hotte - Le théâtre du blog)

Ce monologue est parfaitement réussi. Corine Miret sait captiver son public puis entretenir le suspense, mettre en valeur chaque détail de son récit, donner une telle présence aux personnages dont elle parle qu'on a l'impression de les voir ou de les entendre. Le vocabulaire est riche, le style enlevé, vivant, ponctué fréquemment et à bon escient par des silences ou de la musique. On ressort ébloui, et par l'écriture de Marie Frances Kennedy Fischer et par le jeu de Corine Miret, et par le travail de mise en scène de Stéphane Olry et par les improvisations de Didier Petit.
(Pierre François – Holybuzz)

 

Biographies
« L’huître a une vie palpitante, mais courte. »
M.F.K. Fisher, Biographie sentimentale de l’huître

Corine Miret
Docteur en pharmacie, danseuse (danse contemporaine et baroque), comédienne.
Elle codirige avec Stéphane Olry La Revue Éclair. Elle a mis en scène Treize semaines de vertu, de Stéphane Olry, créé au Château de la Roche-Guyon en 2006 et repris aux Archives Nationales dans le cadre du Festival d'Automne 2007. Elle a joué dans tous les spectacles de La Revue Éclair depuis Nous avons fait un bon voyage, mais jusqu’à Les Arpenteurs.
Comme chorégraphe, elle a été titulaire d'une bourse d'écriture de la Fondation Beaumarchais pour la création de son solo de danse, Eniroc Terim, au Théâtre de l'Échangeur et au festival 100DessusDessous (Parc de la Villette). Danseuse, elle a travaillé avec Jean-Michel Agius, Christian Bourigault, Isabelle Cavoit, Andy Degroat, Francine Lancelot, Marie-Geneviève Massé, Béatrice Massin, François Raffinot, Ana Yepes.
Entre 1992 et 1999, elle a réalisé et interprété avec Stéphane Olry les Cartes postales vidéo, tournées en Égypte, Jordanie, Palestine, Israël, Chypre, Liban, Syrie, Turquie, Maroc, Allemagne et montrées dans des festivals et dans des galeries d'art contemporain.
Elle a organisé de 1995 à 2007 Les Thés Vidéos en collaboration avec Stéphane Olry.

Stéphane Olry
Autodidacte, il fonde à 18 ans, dans les années 80, la Compagnie Extincteur. Il écrit alors et met en scène des spectacles joués en France (Espace Pierre Cardin, Usine Pali-Kao, Théâtre de la Bastille, Théâtre des Bouffes du Nord) et à l'étranger. Il participe aussi à l'organisation des spectacles à l'Usine Pali-kao, lieu alternatif et expérimental.
Il fonde en 1987 La Revue Éclair et organise des soirées de spectacles de formes brèves (Ménagerie de Verre, Crédac, galerie Emmanuel Perrotin). Il tourne alors de nombreuses vidéos de création, présentées dans des galeries, des centres d'art contemporain, des festivals en France et à l’étranger.
Il joue pour la première fois comme comédien en 1992 avec Jean-Marie Patte dans L'enfant bâtard écrit et mis en scène par Bruno Bayen au Théâtre National de l'Odéon.
Avec Corine Miret, il écrit et met en scène depuis 1998 des spectacles nourris par un travail documentaire mené soit dans des archives, soit par des enquêtes sur le terrain ou encore par des pratiques de vie singulières.
Treize semaines de vertu et Hic sunt leones de Stéphane Olry ont été publiés aux Éditions de l’Amandier, ce dernier texte a été publié au Royaume Uni sous le titre Here be lions.
Récemment, La lecture, ce vice impuni, Tu oublieras aussi Henriette, et Créer c’est collaborer ont été publiés aux ÉditionS de l’œil.

Didier Petit
Le violoncelle, il l’a étudié dès l’âge de 6 ans au conservatoire. A 12 ans, il entend le duo Michel Portal et Bernard Lubat et se tourne vers le jazz
Deux grands orchestres le fascinent alors, l’Arkestra de Sun Ra et le Celestrial Communication Orchestra du contrebassiste Alan Silva. Il entre dans l’orchestre de ce dernier puis devient enseignant et administrateur à l’IACP en 1983 (école parisienne fondée par cet ancien bassiste de Cecil Taylor)Il rencontre le clarinettiste Denis Colin avec qui il va avoir une des plus longues associations connues dans les musiques de jazz et leurs cousines improvisées.
Il crée en 1990, les disques in situ et cherche à documenter un (contre) courant d’idées musicales.
Il a appartenu au groupe de Jac Berrocal avec Jacques Thollot, fut l’invité du Drame Musical Instantané, a joué et pourrait bien le refaire avec Beñat Achiary, Vladimir Tarasov, Marylin Crispell, Roger Turner, Carlos Zingaro, Hamid Drake, Raymond Boni, Nicole Mitchel, Jacques Di Donato, Carlos Andreu, Jean-Jacques Birgé, François Tusques, Benoist Delbecq, Fred Van Hove, Le Quan Ninh, Iva Bittova, Jean-François Pauvros, Jean-Marc Montera, Ramon Lopez, Andrea Parkins, Thierry Balasse, Christian Sebille, Larry Ochs, François Houle, Pierre Meunier...
En 2005 Il quitte Paris pour la Bourgogne. C’est là, dans le village de Viserny, qu’il rencontre Corine Miret et Stéphane Olry. Avec Stéphane Olry, il crée au Château de La Roche-Guyon une forme courte Les instructions à l’imbécile. Il joue ensuite dans Un voyage d’hiver de Corine Miret et Stéphane Olry au Théâtre L’Échangeur.
Adepte du solo, il n’en est pas moins toujours un grand partageur d’expériences diverses en Amérique du nord et en Chine où il séjourne régulièrement depuis 2004.
Il organise entre 2007 et 2010 le Festival WormHoles au Théâtre L’Échangeur à Bagnolet qui tourne autour de la musique vis-à-vis des autres pratiques artistiques.

 

Une mariée à Dijon
« Partager un repas avec quelqu’un est un acte intime qui ne devrait pas être pris à la légère. »
M.F.K. Fisher

textes, Mary Frances Kennedy Fisher
(extraits de Long ago in France: the years in Dijon © 1991 et Serve It Forth © 1937)

traduction, Béatrice Vierne (Éditions du Rocher)
adaptation, mise en scène, Stéphane Olry
avec Corine Miret (récit) et Didier Petit (violoncelle)

durée : 50 minutes

Production : La Revue Éclair

Le spectacle a été créé en janvier 2014 au Théâtre L’Échangeur (Bagnolet) et repris dans une nouvelle version à La Scène Thélème en mars 2017.
La Revue Éclair est conventionnée par la DRAC Ile-de-France - Ministère de la culture et de la communication et par la Région Ile-de-France.