Hubertus Biermann
Vit depuis 30 ans à Paris. Allemand de la Ruhr, famille d’ouvriers sans histoires. Evite l’usine. Jusqu’au bac, joue dans des groupes de rock et l’harmonie municipale que dirige son père. Découvre la contrebasse à 18 ans. Puis études de philosophie. Première rencontre avec les musiques improvisées, avant de faire des études de musique (contrebasse, composition). Contrebassiste dans diverses formations de jazz, de musique contemporaine ou improvisée, compositions pour le film, la radio. Pendant longtemps pas intéressé par le théâtre. Pourtant, à Francfort, il compose pour lui et sa contrebasse un solo de gestes sans un son musical. Découvre le théâtre en France au début des années 80 comme compositeur et musicien. Avant d’aborder, en tant qu’acteur, des pièces du répertoire, il a travaillé à la marge du théâtre, là où il rencontre d’autres arts -la poésie, la littérature, la danse - surtout avec Xavier Marchand avec lequel il travaillé sur les univers de Gertrude Stein, Kurt Schwitters, Sergueï Paradjanov ou Dylan Thomas. Au théâtre, il a travaillé entre autres sous la direction de Bernard Bloch, Jean-Paul Wenzel, Jean-Marie Patte, Christophe Huysman, André Engel, Noël Casale, Daniel Jeanneteau, Alain Ollivier, Stéphane Olry, Patrick Sommier ..., en danse avec Fabienne Compet, Olivia Grandville, Alain Michard, Loïc Touzé, à la radio avec René Farabet ( à L’ACR), Michel Sidoroff, Kate Mortley.
A tâtons des cours de modern-jazz,
classique, contemporain, avant de rencontrer la danse-contact et la composition
instantanée via Kirstie Simson, Mark Tompkins, Joao Fiadeiro, Julyen Hamilton,
Vera Mantero.
La scène avec les compagnies
SiPeuCirque, les Filles d’Aplomb, Felix Rückert, puis la Cie El Hakawati pour
un vaste projet théâtre, danse et musique qui m’emmena jusqu’en
Palestine pour atterrir à Paris.
Les performancesin situ avec le collectif d’artistes
Artémiapar des symposiums dans
les marais salants de Guérande (vaste creuset d’échanges interdisciplinaires)
A travers les pratiques somatiques,
soit le body mind centering (Vera Orlock) et le mouvement sensoriel Danis Bois
(Martha Rodezno), la direction du travail se précise : ma fascination pour
le corps, sa matérialité, son fonctionnement, le rapport fractal du vivant et
son intelligence.
Commence alors, en parallèle à la
collaboration d’avec des compagnies de théâtre (TGV-Véronique Petit, La Revue
Eclair-Olry et Miret,Mandrake-Toméo Verges), un travail de recherche et d’écriture de
soli :
"je ne parlerai pas" depuis l’expérience
du travail de modèle en collaboration avec Stéphane Olry,
"glück auf " matière
corps sur matière charbon en collaboration
avec Laurent Goldring
Et actuellement "ch(ose)" en
résonnance au travail d’atelier avec les enfants polyhandicapés.
La ligne en est une plongée dans
le mouvement interne où l’espace du corps devient l’espace de la danse.
Aujourd’hui, ce travail
d’intériorité s’équilibre avec les performances selon le protocole d’Andrew Morrish
et où la composition passe tant par la parole que par le mouvement.
Mon intérêt porte de manière
récurrente sur le tout-petit, le presque rien…ce dérisoire qui me semble porter
l’immensité.
Isabelle Duthoit
Diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon. Vocaliste , clarinettiste.
J'ai écrit la musique du spectacle "La chair de l'homme"de V.Novarina par la Cie Tsara créé au chateau de la Roche-Guyon en 2009. Avec Jacques Di Donato , j'ai écrit la musique de "l'ogre et la poupée" de D.Lemahieu par la Cie Lazaro créé au théâtre de Bourg en Bresse en 2010.
En 2009 avec Jacques Demierre et Alexandre Simon, je crée le spectacle Blanc au théâtre du Grütli à Genève, spectacle musique, vidéo, performance sur le Japon.
En 2008, je suis lauréate de la Villa Kujoyama , je pars 8 mois au Japon à Kyoto pour réaliser un solo vocal en lien avec le monde sonore du théâtre Nô et du théâtre Bunraku.
En 2010, je participe à la création du spectacle "le royaume d'en bas" de Pierre Jodlowsky
Je joue avec Franz Hautzinger, l' ensemble Hiatus, sol 12, Johannes Bauer, Luc Ex, Jacques Demierre, Phil Minton, Burkhard Stangl...
Je chante en solo,
Je joue avec le trio canapé , projet photo phonographique et musique avec Marc Pichelin et Kristof Guez
Depuis 1997 , j'enseigne la clarinette et l'improvisation au CRD d'Evry
De 1995 à 2004, j'organise avec Jacques Di Donato, le festival Fruits de Mhère, les champs de l'improvisation festival de création en milieu rural
Laurent Goldring
Études de philosophie (École
Normale Supérieure et Paris I
Sorbonne) puis (courte) carrière
de professeur de la même matière. Ensuite, la philosophie reste au centre, à la
recherche de nouvelles formes pour une archéologie de l’image. Avec des résultats
de trois sortes:
D’abord un cycle de conférences, Lectures Intitrées commencé en 1996 à Berlin et Utrecht, puis
Lisbonne, Rennes, Berlin, Bruxelles, Paris, Montréal, Lyon et Montpellier, à
l’occasion d’évènements ou d’expositions.
Ces conférences sont couplées
avec un cycle d’articles intitulés Hypothèses depuis 2004, le premier dans Ligeia, le dernier dans Mouvement (2008).
Mais le plus important est
sans doute le travail d’image qui essaye de faire sa propre archéologie en
image, à partir de formes
photographiques dominantes comme le nu, le portrait, ou le paysage,
Ce qui s’est concrétisé
par des expositions vidéos de nus en boucle, à la frontière entre photo et cinéma
les plus importantes à Anvers (Laboratorium 2000) Bruxelles (Kunstfestivaldesarts en 2000), Paris (Centre Pompidou 2002), à Lisbonne (Fondation Gulbenkian 2002), à Barcelone (LOOP 2006), Vienne (Wien Modern 2006), Luxembourg (Mois Européen de la Photo 2009) et des expositions de portraits à la Fondation
Cartier (2007), à la Filature à Mulhouse, à Montréal, à Riocenacontemporânea
à Rio, et à la Villetteavec
l’Ensemble Intercontemporain(2006)
L’archéologie de l’image a
été aussi une archéologie des rapports à la caméra et des façons de filmer. Par
exemple, par ordre chronologique inversé :
Sandring Buring : Glucke Auf (2009)
Isabelle Schad : Unturtled (2008)
Louise Lecavallier Benoît Lachambre et Hahn Row:Is You Me (2008)
Germana Civera:Figures
(2006)
Bernhard Lang : DW2 (2006)
Saskia Holbling: RRR
(2001) Other Feature (2002)
Donata
d’Urso : Pezzo O
Uno (1999) et Due (2002)
Jean
MichelRabeux : Les Enfers, Carnaval, (1999)
Benoît
Lachambre : L'Âne
et la Bouche
(1997-1998) Xavier Le Roy : Blut et boredom (1996); Self unfinished (1998)
Nicolas Kerszenbaum :
Accueilli en résidence à Mains d'Œuvres de 2006 à 2008, il noue depuis 2008 un compagnonnage avec La Revue Éclair, de Stéphane Olry et Corine Miret.
Il a adapté (ou écrit) et mis en scène :
Et le respect s'étendra devant nous comme un tapis de velours sur lequel nous marcherons pieds nus sans nous blesser d'après l'œuvre de Grisélidis Réal, en 2007, à Mains d'Oeuvres (Saint-Ouen), l'Avant-Rue (Paris), le Pathé Palace (Bruxelles).
Soda, épisodes 1 et 2 de Ismael Jude, Denis Baronnet et Nicolas Kerszenbaum, en 2007, à La Générale (Paris).
Il développe actuellement Chroniques, une série de formes courtes : Wonderful Life (mise en scène d'un extrait d'American Psycho, de Brett Easton Ellis, présenté en avril 2008 au Festival 360 de Mains d'Œuvres),
Il travaille comme assistant à la mise en scène auprès de Stéphane Olry (Un Voyage d'Hiver, 2008), de Christian Von Treskow (Der Bus, Wuppertal, en 2006), d'Irène Bonnaud (Lenz, en 2004 et Tracteur, en 2003), de Johannes Von Westphalen (Ausschiebung, Berlin, en 2003), de Peter Sellars (Les Enfants d'Héraclès, en 2002).
Kenji Lefèvre-Hasegawa
Japonais par sa mère, français par son père, il grandit entre Marminiac, village lotois, et Tokyo. Arrivé à Paris, il étudie pêle-mêle l'histoire de l'Art à l'École du Louvre, les civilisations orientales et surtout les mathématiques, domaine dans lequel il devient docteur puis chercheur à l'Université Pierre et Marie Curie. Il travaille ensuite sur des bateaux en Russie ou exerce le métier d'homme de compagnie à Tokyo. Aujourd'hui, parallèlement à sa collaboration au CNRS dans le domaine mathématique/informatique, il réalise des films documentaires (San'ya - 2005 avec Olivier Nourisson, Saidaiji, Naked Festival - 2007, Les Thés Vidéos) et collabore à des projets de théâtre au sein du Collectif B/N ('X=US' festival des Intranquilles -- 2004), autour de textes d'art brut (Francis Palanc, Fernidand Hodinos à la Villa Gillet - 2002) ou avec le collectif Comment faire un bloc autour de Joris Lacoste avec qui il apprend l'hypnose.
Loïc Julienne
Formé à l'école d'architecture de Nanterre, il travaille en parallèle dans les ateliers des architectes Ionel Schein, puis DVW. Il intègre l'agence de Paul Chemetov et mène en parallèle ses propres projets. Il collabore avec de nombreux plasticiens, dont Jean-Luc Vilmouth (Comme deux tours à Châtellerault, Channel fish à Waterloo station, Londres) et Joseph Kosuth (hommage à Champollion à Figeac) dont il assure la conception technique et la coordination des travaux pour leurs œuvres « in situ ». Il s'associe à partir de 1987 avec Patrick Bouchain, avec lequel il réalise notamment le Lieu Unique à Nantes(1999), le Caravansérail de la scène nationale de la Ferme du Buisson(2003), la Condition Publique à Roubaix (2004), le Centre Chorégraphique National de Rillieux la Pape(2005), le Channel à Calais (2005), l'Académie Fratellini à Saint-Denis (2002), l'Académie du spectacle équestre Bartabas à Versailles (2002), l'Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny sous Bois (2004), la Piscine-Bains douches de Bègles (2006) ou l'école foraine de Saint-Jacques de la Lande (2007). Ils créent en 1999 un atelier qui travaille pour le compte de la Caisse des dépôts et consignations sur le sujet de la « Forêt des délaissés ».
Xavier Marchand
Formé au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris, comédien sous la direction de Claude Régy et Jean-Marie Patte, Xavier Marchand fonde en 1987 la compagnie Lanicolacheur conventionnée par le Ministère de la Culture en 2000. Il choisit, en travaillant à la mise en scène d’œuvres poétiques et d’écritures contemporaines de privilégier un théâtre du langage, du verbe, des écrits non-théâtraux. Par ailleurs, il mène à Marseille des projets réunissant des artistes de différentes disciplines autour de la culture des communautés qui y vivent.
Dernières mises en scène :
2005 Métro-Bougainville et A feu doux d’après Salim Hatubou
dans le cadre de Marseille-Comores manifestation organisée avec Le Merlan Scène Nationale
2004 Les Histoires d’Edgar d’après John Edgar Wideman
Créé aux Subsistances-Lyon
2002 La Vita Alessandrina – avant-projet définitif de Stéphane Olry créé Théâtre Garonne-Toulouse, et repris au Théâtre de la Cité Internationale dans le cadre duFestival d’Automne à Paris
2000 Prunus Armenica – 7 miniatures pour Paradjanov en collaboration avec la chorégraphe Olivia Grandville
1999 Au Bois Lacté d’après Under Milk Wood de Dylan Thomas
Théâtre Gérard Philipe-Saint-Denis CDN,
1997 Des voix dans la maison d’Orient de Corine Miret et Stéphane Olry
Projets autour des cultures des différentes communautés de Marseille :
La Petite Topographie Littéraire de Marseille
Lectures publiques menées par Xavier Marchand avec des amateurs issus des différentes communautés de Marseille (projet produit par le Théâtre des Bernardines de 1995 à 1997)
2004 autour de la littérature comorienne
1997 autour de la littérature vietnamienne
1996 autour de la littérature arabe
1995 autour de la littérature arménienne
Jean-Christophe Marti
Formé au CNR de Boulogne-Billancourt (clarinette, musique de chambre, écriture) et au CNSM de Paris (esthétique, histoire), il étudie également la direction d'orchestre pendant plusieurs années auprès de Jean-Claude Hartemann à Paris et au Mozarteum de Salzburg, avant de se consacrer à la composition.
Son goût pour les textes littéraires et dramatiques l'amène alors à écrire de nombreuses œuvres vocales ou scéniques, qui lui ont été commandées notamment par Musicatreize, Laurence Equilbey, Les Arts Florissants, Les Cris de Paris, Résonance contemporaine.
Il reçoit le Prix Maurice Ohana-Sacem avec The last words Virginia Woolf wrote pour 12 voix, et est lauréat de la Fondation Natexis ainsi que de la bourse Beaumarchais/SACD pour le projet Miniane/L’été 39.
Il écrit des pièces orchestrales pour l’Orchestre Philharmonique de Halle, Festival Händel 2003, pour l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée et crée des formes dramatiques singulières, telles que ses spectacles musicaux L'album de l'oiseau qui parlait (créé au Musée d’Orsay) et Timsongs (d’après des dessins de Tim Burton, créé à la Cité de la musique).
Travaillant volontiers pour le spectacle vivant, il collabore avec les metteurs en scène Jean-Yves Ruf, Vincent Lacoste, Olivier Werner, Eric Ruf, Emilie Valantin, Arthur Nauzyciel, Christian Rist. Il s’intéresse également au documentaire de création — collaborations avec François Caillat, Laurent Roth, Samuel Poisson-Quinton — et à l’art contemporain (Tinguely Ciinéphonie – Métamoulins, pièces instrumentales d’après Jean Tinguely, créé par C. Barré en 2008 avec le soutien de la Fondation Natexis).
De 2001 à 2004, il a été chargé de cours à Sciences-Po Paris sur le thème «Temps politique et temps musical », tout en cherchant à approfondir les liens entre les musiques d’aujourd’hui et les sciences humaines ; il collabore ainsi avec les éditions Les Prairies ordinaires en publiant des entretiens avec l’historienne Arlette Farge et l’anthropologue Véronique Nahoum-Grappe.
Pascal Omhovere Né en 1962 à Metz. D’abord batteur de rythm and blues. Puis il adapte et met en scène vers dix huit ans L’Ecume des jours de Boris Vian, devenant artiste dramatique. Il ne revient à la mise en scène qu’à partir de 1995, avec notamment trois spectacles dans les forêts du sud de l’Oise où jouent de jeunes comédiens amateurs : La lutte des morts de Valère Novarina, Thérèse dans la forêt d’après les écrits de sainte Thérèse de Lisieux, et Sylvie d’après la nouvelle de Gérard de Nerval. Plus récemment, il met en scène la Comédie de Macbeth de Jean-Marie Patte et Hippolyte de Robert Garnier à la Scène Nationale d’Evreux.
Depuis 1983, il travaille comme comédien et collaborateur artistique avec Bruno Bayen, Jean-Louis Wilhelm, Paul Laurent, Laurence Mayor, Noël Casale (avec lequel il met en scène Forza Bastia en 2007, et sera bientôt acteur dans Reprise d’un triomphe en 2009), Michaël Lonsdale (dernièrement comédien dans Catastrophe de Beckett en 2006 aux Bouffes du Nord), Jean-Marie Patte ( dernièrement assistant dans Carnets vénitiens de Liliana Magrani en 2006), Valère Novarina (dernièrement acteur dans la Scène en 2004, et dramaturge de l’Acte Inconnu en 2007 au Palais des Papes), Xavier Marchand ( dernièrement acteur dans La lecture, ce vice impuni, de Stéphane Olry en 2007, et Premier amour de Samuel Beckett, ainsi que dans un texte qu’il vient d’écrire : Une vie débutante), et Laurence Vielle et Magali Pinglaut (dramaturge des Pensées de Blaise Pascal en Belgique en 2008.)
Il accompagne la Revue Eclair de Corine Miret et Stéphane Olry depuis 2007 avec en particulier les Salons de lecture au Château de la Roche Guyon (Lecteur de Saint Simon, Garnier, Perec, et dernièrement Casanova,…), et La lecture, ce vice impuni, qui sera repris en 2009…
Didier Petit
Etudie le violoncelle dès l’âge de six ans au conservatoire. A 12 ans, il entend le duo Michel Portal et Bernard Lubat qui agit comme déclencheur fondamental. Il se tourne alors vers le jazz et ce que le mot peut englober d’ouvertures diverses.
Deux grands orchestres le fascinent alors, l’Arkestra de Sun Ra et le Celestrial Communication Orchestra du contrebassiste Alan Silva. Il entre dans l’orchestre de ce dernier puis devient enseignant et administrateur à l’IACP. (Institut Art Culture Perception)
Parallèlement, exerçant ses talents d’organisateur multiple, il co-invente les Décades de musiques improvisées. A l’IACP, il rencontre le clarinettiste Denis Colin avec qui il va avoir une des plus longues associations connues dans les musiques de jazz et leurs cousines improvisées.
Il crée en 1990 , les disques In situ et cherche à documenter un (contre) courant d’idées musicales (quartet de Daunik Lazro, solo de Steve Lacy, meilleur disque du Drame Musical Instantané, Joëlle Léandre, coffret des Instants Chavirés etc.); il n’enregistrera que très rarement en leader.
Il appartient au groupe de Jac Berrocal avec Jacques Thollot, est l’invité du Drame Musical Instantané, joue avec Beñat Achiary, Vladimir Tarasov, Marylin Crispell, Roger Turner, Carlos Zingaro, Raymond Boni, Philippe Deschepper, Jacques Di Donato, Carlos Andreu, Jean-Jacques Birgé, François Tusques, Benoist Delbecq, Fred Van Hove, Le Quan Ninh, Iva Bittova, Jean-François Pauvros, Jean-Marc Montera, Ramon Lopez...
Il travaille avec Jean Rochard à la direction artistique de disques où il est très impliqué (comme leader ou associé) pour In situ, puis In vivo (une expérience d’un jour de production-réalisation-distribution instantanée) et Buda.
Il présente Denis Colin à Jean Rochard. Il enregistre en duo avec Sylvain Kassap pour le disque Buenaventura Durruti. Adepte du solo, il n’en partage pas moins des expériences variées, à Minnesota sur Seine, il joue en duo avec George Cartwright, avec Adam Linz, et en trio avec les violoncellistes Jacqueline Ferrier et Michelle Kinney.
Son nouveau groupe Wormholes comprend Camel Zekri, Lucia Reccio, Edward Perraud et Etienne Bultingaire, ingenieur du son. Il accompagne les sirènes des premiers mercredis de chaque mois avec Jean-Francois Pauvros et Alex Grillo (il est membre de plusieurs groupes du vibraphoniste). Il poursuit son duo avec André Minvielle ainsi qu’avec le batteur norvégien Terje Isungset. Il rejoint le quartet de Sylvain Kassap et garde son poste dans le trio de la harpiste Hélène Breschand. Récemment, il a créé Les instructions à l’imbécile, duo pour violoncelle et voix avec Stéphane Olry.
Mathias Poisson
Designer diplômé de l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle (ENSCI / Les Ateliers, Paris), il y a mené un travail de recherche sur le rapport entre le corps et l’objet quotidien. En 2003, il suit la formation Exerce du Centre Chorégraphique National de Montpellier, dirigé par Mathilde Monnier, afin de relier la danse contemporaine et la conception d’objets.
Scénographe et performeur, il participe à des projets de spectacle vivant avec Pierre Droulers (Marseille, 2003), Corine Miret et Stéphane Olry pour Le Musée est le temple des muses (Arles, 2003), La Chambre noire (Lyon et Bagnolet, 2004), Mercredi 12 mai 1976 (Saint-Étienne 2005), 13 semaines de vertu (La Roche-Guyon, 2006), Emmanuelle Huynh pour Ligne d’arrivée (Chamarande,2004), Alain Michard dans La Coalition (Laboratoires d’Aubervilliers, 2004 et Rennes, 2005), Couac (Bordeaux 2006) et Catherine Contour dans Peut-être (Dijon, 2004)
Récemment, il propose des performances in situ autour de la promenade : Fuites Raffinée à la raffinerie de Bruxelles (Charleroi danses, 2006) ou les Promenades Blanches à Bordeaux en collaboration avec Alain Michard (TNT bordeaux, 2006)
Elena de Renzio
Danseuse, comédienne, chorégraphe et pédagogue.
Elle commence ses études de danse classique et de danse contemporaine en Italie à L’UDI de Milan sous la direction de Deborah Weaver.
A Paris elle poursuit sa formation avec Isabelle Dubouloz, Pierre Doussaint, Hervé Diasnas et Peter Goss et suit les stages de Carolyn Carlson, Joseph Nadj, Mark Tompkins et Julien Hamilton.
Elle enrichie sa recherche sur le mouvement et l’énergie à travers la pratique de l’aïkido, du shiatsu et de la méthode Feldenkrais.
En 1998 elle obtient une licence de Théâtre à la Sorbonne nouvelle, Paris III et suit les stages de Philippe Genty, Omar Porras, Maria Consagra et Torgej Weital.
Elle rencontre Danielle Labaki avec laquelle elle travaillera sur trois créations théâtrales : Amour/Amour, Guerres/intérieures/ Extérieures/Nuit et Exils/Exhibition. Elle participe également au groupe de recherche internationale de théâtre Studio 7 en Allemagne dirigé par Christophe Falke ou elle joue Adieux. Elle est comédienne-interprète dans plusieurs créations sous la direction de Karina Ketz, Luc Perrot, Lucia Calamaro, Jean Patrick Leblanc et Claudia Botta.
En 2000 elle commence un travail de recherche auprès de la chorégraphe Raffaella Giordano et danse dans Senza Titolo, spectacle en tournée en France et en Italie. Sous la direction de Ron Howell, elle danse dans Macbeth et Œdipe au théâtre alla Scala de Milan. Elle participe également à plusieurs performances chorégraphiques de Pierre Doussaint, Lucy Orta et Philippe Mac Kenzie.
A l’Opéra, elle travaille sous la direction de Luca Ronconi et Bob Wilson.
Après une formation de piano classique elle apprend en autodidacte l’accordéon. Elle se forme au travail vocal auprès de Haim Isaacs, Kevin Crawford et Enrique Pardo du Roy Hart Théâtre et participe au cours d’Ethnomusicologie de Giovanna Marini autour des chants de traditions orales Italiens. Elle chante et joue dans deux créations multidisciplinaires de la compagnie des Syrtes et crée un duo de chants populaires Italiens.
C’est son intérêt pour l’improvisation et le comique qui l’amène à découvrir et travailler le clown avec Philippe Hottier, Philippe Gaulier, Pierre Byland, Jos Houben, et Michel Dallaire chez qui elle rencontre Stéphane Olry.
En 2005 elle développe un travail de création personnelle et monte Ah ! Ah ! Solo de Danse Théâtre clownesque qui obtiendra le soutien de Junge Hunde, UE culture 2000. Ce solo a été repris dans la Revue Éclair N°20, après-midi de forme brèves au Château de La Roche-Guyon.
Frédéric Révérend
Après des études à l'Université de Stockholm et à la Faculté de Théologie Protestante de Paris, Frédéric Révérend a exercé divers métiers, dont ceux d’inventeur de jeux de société, traducteur, scénariste, concepteur d’événements. Il est actuellement auteur, dramaturge, comédien et metteur en scène indépendant. Chez Jacques Falguière (Scène Nationale d’Evreux) il a créé des textes inédits de Jakob Lenz et de Ferdinand Cheval, et au Théâtre de la Ville la pièce de théâtre musical Le sacre d’Alice.
Depuis 2001, il écrit des chroniques régulières d’exégèse biblique publiées dans l’hebdomadaire La Vie, ainsi que sur divers sujets dans diverses revues.
Comme dramaturge Frédéric Révérend a travaillé en outre avec François Rancillac, Thierry Roisin, Emmanuelle Laborit, Jacques Falguières, Richard Dubelski, Jean Lambert-wild, Jean-Pierre Larroche...
Frédéric Révérend a fait la connaissance de Stéphane Olry en 1986 lors du Printemps du Théâtre à Paris,concours pour lequel leurs deux compagnies respectives étaient supposées être en concurrence.
Il a, plus tard, souvent participé comme lecteur au Salon de lecture de La Revue Eclair.
La création de Treize semaines de vertu a été pour lui l’occasion d’un travail d’invention théâtrale et de dramaturgie avec Stéphane Olry et Corine Miret.
Il poursuit son travail d’auteur au château de la Roche-Guyon, en voisinage artistique avec la Revue Éclair.
Ses plus récentes mises en scène (2007/2008) sont avec le clown Damien Bouvet (Kifélozof, Finifini) et le scénographe Jean-Pierre Larroche (Bafouilles).
En 2007/2008, Frédéric Révérend a joué dans le film Séraphine, sous la direction de Martin Provost, avec Yolande Moreau et Ulrich Tukur , et dans Cherchez la faute, mis en scène par François Rancillac.
La même saison, il a traduit de l’hébreu le texte de Job, l’a adapté avec le slammeur Dgiz, pour la création de Jean Lambert-wild au CDN de Caen, et a écrit L ‘invention d’un château et Le coffre meurtrier, premier livre publié de la collection « Bibliothèque Fantôme », dirigée par Yves Chevallier, aux éditions de l’Amandier qui publientg aussi Treize semaines de vertu de Stéphane Olry.